Le porno et les jeunes, c’est pas la réf’ !

Le porno et les jeunes, c’est pas la réf’ !

Banalisation de la violence, dégradation de l’image de la femme, représentation faussée des relations sexuelles et des corps… voilà ce à quoi sont exposés les mineurs qui accèdent avec toujours plus de facilité aux contenus pornographiques en ligne. Face à ce constat alarmant et pour lutter contre les dangers qui y sont associés, nous avons tous un rôle à jouer !

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(©Région Île-de-France)

Explosion de la consommation de porno chez les jeunes

C’est un fait : malgré le cadre législatif en vigueur, les contenus pornographiques sont quasiment en accès libre sur Internet, facilitant l’exposition des mineurs à des images choquantes. Ces dernières années, et notamment pendant le confinement, leur consommation en ligne a explosé. D’après une étude réalisée au début de l’été 2020 à l’initiative du think tank VersLeHaut et de la Région Île-de-France auprès de 250 jeunes Franciliens de moins de 17 ans, 46% d’entre eux ont déjà été confrontés au porno. L’âge moyen de la première exposition à ce type de contenu n’est que de 10 ans !  En cause, la généralisation des smartphones chez les mineurs et le contrôle insuffisant de l’âge réel des utilisateurs des sites pornographiques. 

10 ans

L’âge moyen de la première exposition à du contenu pornographique

En parler pour briser la solitude des jeunes

Pour protéger les mineurs des dangers d’une exposition prématurée et non maîtrisée à la pornographie, « les réponses doivent se fonder sur le renforcement des alliances entre parents, école, associations et collectivités », souligne Guillaume Prévost, délégué général du think tank VersLeHaut. Pour aider les parents, qui peuvent avoir des difficultés à parler sexualité avec leurs enfants, et pour ne pas laisser les jeunes seuls face à ces contenus, la Région Île-de-France s’est engagée avec des associations partenaires dans la mise en œuvre d’une grande campagne de sensibilisation. À destination des jeunes et de l’ensemble de la communauté éducative francilienne (professeurs, chefs d’établissement, parents, etc.), diffusée en ligne, au sein des lycées, mais aussi dans les transports régionaux, « Le porno, c’est pas la réf » se donne un but : déconstruire les représentations faussées par la pornographie des relations amoureuses et sexuelles.

Un accès bien trop facile aux contenus pour les moins de 18 ans

La loi est pourtant claire en matière de diffusion de contenus pornographiques : leur accès est interdit aux mineurs. Mais la réalité est toute autre ! Quelques clics suffisent pour consulter des sites qui mettent ces contenus à disposition gratuitement, moyennant une simple déclaration indiquant que l’internaute est majeur. Une situation qui a d’ailleurs conduit l’Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) à saisir la justice au début de l’année pour demander le blocage de 5 sites pornographiques afin de protéger les mineurs. 

Au-delà des recherches volontaires, les mineurs peuvent également être exposés à des contenus non sollicités. Comment ? À travers leurs camarades, mais aussi par le biais de pop-up, de publicités ou tout simplement via les réseaux sociaux sur lesquels ils sont massivement présents.

Enfin, alors qu’ils sont presque tous équipés de smartphones, les adolescents voient leur activité en ligne de moins en moins contrôlée par leurs parents. Méconnues, les solutions de contrôle parental, si elles ont le mérite d’exister, restent en effet peu utilisées.

91 % des consommateurs réguliers de pornographie déclarent que le smartphone est la clé d’accès à la pornographie

Des risques réels pour la santé des jeunes

Le constat désole autant qu’il alarme : les contenus pornographiques en ligne sont devenus un vecteur d’éducation sexuelle par défaut pour de nombreux jeunes. Toujours selon l’enquête, plus de la moitié des jeunes interrogés (53%) expliquent leur consommation par l’envie d’apprendre. Ces images ont donc un impact réel sur les représentations que les adolescents se font de la sexualité et leurs conséquences sur leur santé physique et mentale sont à prendre au sérieux. Les plus fréquentes ? Un possible dérèglement psychique associé à la construction de relations amoureuses et sexuelles prenant pour référence la pornographie, la banalisation de la violence à l’égard des femmes, une dégradation de l’estime de soi liée à la diffusion de standards physiques artificiels – notamment pour les jeunes filles – ou encore des comportements à risque. La majorité des films pornographiques mettent en effet en scène des rapports non protégés tout en se dispensant le plus souvent de tout message de prévention sur les maladies et infections sexuellement transmissibles.

« Le porno, c’est pas la réf » sur Instagram

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. (©Région Île-de-France)

Dans le cadre de sa vaste campagne de sensibilisation aux risques de l’accès des mineurs à la pornographie, la Région a lancé début 2022 le compte Instagram @pas_la_ref. Elle y propose des contenus à la fois ludiques et éducatifs sur l’estime de soi, les rapports amoureux et les dangers du porno.

L’objectif est triple : rappeler la loi, prévenir des dangers de la pornographie chez les jeunes et sensibiliser à la fois les adolescents, les parents et le personnel éducatif. Alors n’hésitez pas à le suivre et à le partager autour de vous !

Le but de f-porno.org est de traiter le sujet de Vidéo Fetish en toute clarté en vous offrant la visibilité de tout ce qui est publié sur ce sujet sur le web f-porno.org vous présente cet article développant du sujet « Vidéo Fetish ». Ce texte se veut reconstitué du mieux possible. Si tant est que vous souhaitez apporter des remarques concernant le thème « Vidéo Fetish » vous avez la possibilité de discuter avec notre rédaction. D’ici peu, nous présenterons d’autres informations sur le sujet « Vidéo Fetish ». visitez de manière régulière notre blog.