Le porno inaccessible aux mineurs sur internet ? On vous explique le test d’un outil de vérification de l’âge lancé en France

Le porno inaccessible aux mineurs sur internet ? On vous explique le test d’un outil de vérification de l’âge lancé en France

l’essentiel Cinq pays européens, dont la France, vont tester une application permettant de vérifier l’âge des utilisateurs en ligne. Cette initiative de la Commission européenne a pour but d’empêcher les enfants d’accéder à des contenus dangereux… mais comment tout cela va-t-il fonctionner ?

L’Union européenne dispose d’un arsenal législatif parmi les plus stricts au monde pour encadrer les géants du numérique et protéger les données de ses ressortissants. Et elle vient encore de le prouver, en renforçant son règlement sur les services numériques d’une nouvelle politique de protection des mineurs en ligne.

C’est quoi cet outil de vérification d’âge ?

Le prototype développé par l’Union européenne permet de prouver qu’on a plus de 18 ans sans avoir à scanner sa carte d’identité ou à entrer sa date de naissance. L’utilisateur ferait donc vérifier son âge une seule fois via une application officielle ou un fournisseur de confiance, comme une administration ou une banque.

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Une fois cette vérification effectuée, une attestation numérique anonyme est créée, indiquant que « la personne est majeure« . Son identité, elle, est entièrement anonymisée : aucune donnée personnelle n’est transmise aux sites pour adultes où il est demandé de faire vérifier son âge.

Pourquoi la Commission veut-elle le généraliser ?

Il s’inscrit dans le Digital Services Act (DSA), visant à mieux sécuriser l’espace numérique pour les mineurs : protection contre les contenus pornographiques, violents, cyberharcèlement, etc.

La Commission offre la possibilité aux États membres d’ajuster cet outil en fonction de leurs propres règles, selon qu’une interdiction est en vigueur sur internet pour les enfants de 12, 13 ou 15 ans par exemple.

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Quelle est la position de la France ?

Cela fait plusieurs années que la France le réclame, et elle s’en réjouit : « Grâce à ces lignes directrices, l’interdiction des réseaux sociaux avant 15 ans devient possible. C’est une étape décisive et attendue pour protéger nos enfants », a réagi Clara Chappaz, la ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, dans un communiqué.

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Tout comme elle, 4 autres pays vont adopter l’outil pour une phase d’expérimentation dont le Danemark, la Grèce, l’Italie et l’Espagne.

Quelles réactions ce dispositif suscite-t-il ?

Globalement, les défenseurs de droits numériques et les associations qui luttent contre les violences faites aux mineurs se réjouissent de cette initiative. L’organisation EDRi (European Digital Rights) a reconnu que ce projet pilote va « dans une meilleure direction » que les solutions de vérification d’identité classiques. Côté français, l’association ‘e-Enfance’, qui lutte contre les violences numériques, partage cette opinion. À Franceinfo, sa directrice générale Justine Atlan déclare : « Nous sommes sur le bon chemin ».

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La Commission européenne vient de confirmer la possibilité pour les États membres d’interdire les réseaux sociaux sous un certain âge. C’est une victoire pour la protection de nos enfants.

Nous y travaillons depuis des années. Je m’y suis engagé : la France sera au rendez-vous !

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) July 14, 2025

Emmanuel Macron a renchéri sur les réseaux sociaux, estimant que ce dispositif est « une victoire pour la protection de nos enfants ».

Et après le test ?

Le test de vérification d’âge a commencé à l’été 2025 et doit durer plusieurs mois, le temps de tester l’outil dans différents contextes : sur des sites pour adultes, des plateformes sociales ou des jeux en ligne. L’objectif est d’évaluer si le système est simple à utiliser, fiable et respectueux de la vie privée.

À la fin de cette phase pilote, la Commission européenne décidera s’il faut généraliser cette solution à toute l’Union. L’idée serait de l’intégrer dans le futur Portefeuille d’identité numérique européen, attendu en 2026. Cet outil permettrait à chaque citoyen européen de disposer d’une application sécurisée pour prouver son identité ou son âge, sans avoir à partager ses données personnelles à chaque connexion.

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